Province du Québec : La technologie au secours des patients des régions

 

Une infirmière ou un médecin de Montréal pourrait aider un collègue dans un centre éloigné

 

Le recours aux plus récentes technologies pourrait représenter une partie de la solution pour les patients des régions éloignées qui doivent faire des heures de route ou dépenser des fortunes pour être soignés ou suivis par des spécialistes.


Avec les nouvelles technologies, les possibilités deviennent presque infinies.

 

Le docteur Yannick Beaulieu, un médecin québécois, cardiologue et spécialiste des soins intensifs, a notamment créé la plate-forme Reacts, qui permet de collaborer à distance, en temps réel, de façon sécuritaire et innovante.

 

Imaginez par exemple une infirmière experte dans un centre universitaire à Montréal qui serait connectée par un téléphone intelligent avec une infirmière dans un CLSC à deux ou trois heures de route.

 

Cette dernière doit effectuer des soins de plaie auprès d’un patient, mais n’a pas tout à fait l’expertise pour le faire. Autrefois, on aurait transporté le patient dans un plus gros hôpital.

 

Avec la nouvelle technologie, l’experte située à 200 ou 300 kilomètres peut voir en direct la plaie et guider avec sa main l’infirmière située en région éloignée. Un peu comme si elle lui tenait la main pour lui montrer où elle doit agir.

 

« C’est carrément un soutien au processus clinique et c’est particulièrement bon pour les suivis », déclare le Dr Beaulieu. Évidemment, cela ne règle pas les urgences, les opérations ou les conditions qui nécessitent un examen physique.

 

Certifié par le ministère


Reacts s’installe de plus en plus dans les hôpitaux québécois et vient d’être certifié par le ministère de la Santé. Il en coûte 84 $ par année par professionnel pour l’utiliser.

 

Le déploiement d’une telle technologie dans les régions a plusieurs avantages selon le Dr Beaulieu.

 

« On parle d’un meilleur accès à l’expertise médicale, de la diminution des déplacements et donc de moins de perte de temps et d’une diminution des coûts. Il y a aussi une meilleure efficacité des suivis et moins de délais d’attente », estime-t-il.

 

Reacts est utilisée dans plus de 49 pays, dans des contextes cliniques autant qu’éducatifs, et permet aux professionnels de la santé d’interagir à distance de façon dynamique pour des utilisations diverses telles que la messagerie sécurisée, les téléconsultations, la télé-échographie, l’assistance interactive en téléchirurgie et la supervision de procédures à distance, entre autres.

 

Autres provinces


Si le Québec accélère actuellement l’usage de la télémédecine, d’autres provinces ont trouvé des solutions depuis plus longtemps.

 

Dès 2008, le gouvernement de Colombie-Britannique et divers intervenants de la santé travaillaient à mettre en place un réseau permettant des consultations par vidéoconférences. De tels services sont disponibles dans plusieurs domaines, dont l’oncologie, la santé mentale, la santé des enfants, les maladies chroniques, etc.

 

Les consultations se font même par textos, aujourd’hui.

 

Le Manitoba a investi dans MBTelehealth, un réseau similaire qui permet entre autres de se connecter à distance avec des spécialistes en santé, et ce, à partir de 140 endroits à travers la province.

– Avec Sarah Bélisle

 

 

Québec entend accélérer le développement de la télésanté

 

Le recours à la télésanté, soit l’utilisation des technologies dans les soins de santé, prend de plus en plus de place au Québec. Il s’agit réellement d’une solution aux défis rencontrés par les personnes vivant en régions éloignées.

 

Le Québec entend accélérer le développement de la télésanté, confirme le ministère de la Santé. Actuellement, l’approche du ministère est de développer des projets, puis de les évaluer avant de les déployer à grande échelle.

 

En 2017, plus de 329 services de télésanté ont été répertoriés au Québec, dans 49 spécialités.

 

Caméra de fond d’œil


Par exemple, on utilise le télédépistage qui permet la prise d’images de la rétine à l’aide d’une caméra de fond d’œil, dans les régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James et de la Côte-Nord. Les images sont ensuite envoyées sur une plateforme sécurisée qui permet à des professionnels formés d’en faire la lecture.

 

Un autre exemple en cours est la télépathologie. Lorsqu’il y a prélèvement durant une opération pour des cellules potentiellement cancéreuses, par exemple, des lames sont numérisées et échangées avec un autre pathologiste qui peut les interpréter à distance pour un deuxième avis.

 

Le potentiel de la télésanté est particulièrement intéressant pour les personnes vivant en régions éloignées.

 

« On parle de réduction des déplacements des patients et des professionnels, d’une offre de soins continus, en temps opportun, de favoriser le suivi du patient dans sa communauté », note Marie-Claude Lacasse du ministère de la Santé.

 

Source : Journal de Montréal

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